AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

L'empire du Chaos

Bienvenu dans L'empire du Chaos, un forum RP ou le monde magique et médiéval s'affronte ou s'unisse
 

Partagez | 
 

 L'enlèvement (Event n°1, Texte 5)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Niveau 3

Messages : 100
Localisation : Quelque part dans les cieux
Niveau 3
avatar
MessageSujet: L'enlèvement (Event n°1, Texte 5)   Dim 3 Avr - 15:18
(C'est une petite dérive du texte que j'avais écris que Amaury et Valentin, je précise pour ceux qui ne savent pas)

Encore une journée de travail terminée. Je m'appelle Valentin, je suis en faculté de psycho et je travaille dans une chaîne de restauration rapide pour payer mes études. Cette close a été terrible, je suis épuisé. Trois équipiers ne sont pas venus sans prévenir, ce qui ne change pas beaucoup de d'habitude... Je ne devais pas terminé aussi tard mais il fallait quelqu'un pour faire la fermeture et encore une fois c'est tombé sur moi... Il est une heure du matin et je quitte seulement le restaurant.
Je prends un des derniers bus pour retourner chez moi. Il n'y a que moi et un drôle de jeune homme dont le visage est caché par une capuche. Sa silhouette m'est familière mais il est louche ; je n'y prête donc pas attention, somnolant le temps du trajet. Je descends à l’arrêt Faubourg et marche durant cinq minutes avant d'arriver devant la porte de mon appartement. J'ouvre et soupire en voyant le bazar qui traîne. Des vêtements partout, aussi bien sur le sol que dans le lit, de la vaisselle débordant de l'évier ainsi qu'un vieux paquet de gâteaux sur la table, vestige de mon petit déjeuner.
Je n'ai pas vraiment le courage de ranger ça attendra demain. Je m'allonge sur mon lit et regardant le plafond laissant vagabonder mon esprit.

-Mon dieu que c'est bon d'être au calme...

Je me repose quelques minutes avant de prendre ma douche. Je me lève avec le peu d'énergie qu'il me reste et regarde mon téléphone. Il est éteint depuis un bon moment, la batterie -elle aussi- n'a pas supporter cette journée. Je le branche puis me déshabille. Je balance mes habit empestant le graillon dans un coin et me dirige vers la salle de bain. Cette dernière n'est pas dans un meilleurs état ; il va vraiment falloir penser ranger avant que ça ne devienne une grotte...
L'eau chaude me fait du bien, elle me relaxe. Les clients ont été désagréables, les managers épuisants et stressant et les équipiers ennuyants. Je reste facilement un quart d'heure sous la douche avant de prendre mon courage à deux mains et sortir. Je m'enroule dans la serviette et me brosse les dents en attendant de sécher. Je me fixe dans le miroir, le regard vide. J'ai des cernes énormes, je suis mal rasé et mes cheveux commencent à prendre trop d'importance. J'enfile un boxer propre et regarde de nouveau mon téléphone ; dix appels en absence de ma mère.
Il fallait s'y attendre... Depuis que j'ai quitté le cocon familial, elle ne me lâche plus d'une semelle. Elle savait que je terminais à 22h30, a voulu m’appeler à le sortie mais vu que je n'avais toujours terminé, elle s'est inquiétée... Je soupire encore une fois avant de lui envoyer un message.

-Voila qui est fait, elle ne me harcèlera pas cette nuit ni demain matin...

Je me jette une fois de plus dans le lit et m'endors presque aussitôt. La nuit se déroule calmement mais ce n'est pas le cas du réveil. Ayant un peu froid, j'émerge lentement de mon sommeil, cherchant la couette. Ne la trouvant pas, j'ouvre les yeux et me met assis. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis que je n'étais plus chez moi. Je garde mon calme, pensant rêver. Je me pince et constate que non.

-Bordel, où suis-je ?!

J'inspecte autour de moi mais je n'y vois pas grand chose. La pièce est sombre et seule une petite table basse est éclairée faiblement avec une ampoule faiblissant. Je veux me lever mais je me rend compte que je suis attaché par des menottes à une barre de fer. Cette même barre longe le mur sur lequel est appuyé ma couche. Cette fois ci je commence à paniquer, me suis-je fais enlevé ? Qui ? Comment ? Pourquoi ? Ai-je été drogué ? Pour cette dernier question je pense que non, j'ai la totalité de ma tête et je peux encore réfléchir.
Sans plus attendre j'avance vers la seul direction possible : la table basse. Je vois dessus une note sur laquelle est griffonné au crayon de papier un mot.

« Valentin, si tu es ici c'est pour une raison bien précise. Je t'avais dit que tu serais miens pour toujours que tu le veuilles ou non. Tu m'as repoussé alors j'ai opté pour la seconde solution. Tu sera enfermé ici tel un animal en cage, satisfaisant les moindres de mes désirs... »

Cet écrit me fait froid dans le dos. Qui est-ce ? J'ai la sensation de déjà-vu. J'ai la sensation de connaître l'auteur de cet enlèvement. Si ce n'est pas le cas, on peut dire que lui me connais très bien.. Une clef un peu rouillée est placée juste à côté de la note. Je m'en saisit et réfléchit à quoi elle peut servir. Tentant le tout pour le tout, j'essaie de déverrouille mes entraves. Celles ci se détachent sans opposer de résistance.

-Qui est assez stupide pour laisser la clef des menottes accessible ?

Je frotte mes poignets puis fouille le restant de la pièce. Il fait très frais, il n'y a pas de fenêtres, je dois être dans une cave. Je retourne à l'endroit où je me suis réveillé et me sers du protège matelas pour me réchauffer. Au moment ou je fais ça, l'ampoule grille, me laissant dans le noir total. Je suis pris de panique, j'ai un peur panique du noir. C'est idiot mais je suis comme un petit enfant à ce sujet. Je me met en boule en me tenant la tête, essayant de me calmer. Plusieurs minutes s'écoulent avant que je ne réussisse à reprendre une respiration régulière. Je me sens épié, observé, comme si quelqu'un me filmait, le regard pervers. Un frisson parcours mon échine rien qu'en y pensant. J'inspire un grand coup et déplie petit à petit mes jambes.
Pour une raison inconnue, je pense à ma mère, elle va finir par s'inquiéter si je ne donne pas de nouvelle et partira à ma recherche rapidement. Dans tous les cas, ce n'est qu'une question de patience. Fort de cette idée, je me met à quatre pattes et fouille avance à tâtons. Je finis par tomber sur une porte en fer. Elle est gelée mais ce n'est pas grave, je m'accroche à la poignée et me relève. J'essaie en vain de l'ouvrir, mon ravisseur est peut-être stupide pour laisser les clefs des menottes mais pas assez pour laisser la porte ouverte.
A ce moment là, je sens quelque chose me glisser entre les chevilles. Je hurle de toute mes forces avant de me mettre de nouveau en boule. Seconde crise de panique. Je ne peux dire combien de temps s'écoula mais au bout d'un moment j'entends du bruit derrière la porte s'approchant de plus en plus. C'est l'occasion ou jamais pour se sauver. Je me plaque contre le mur, pensant profiter de l’obscurité pour sauter sur mon ravisseur, l’assommer et partir le plus vite possible.
La serrure s'enclenche, faisant grimper mon rythme cardiaque puis j'entends la poignée s'abaisser. Je me prépare pour l'attaque mais j'ai oublié un détail important...
Une lumière vive se faufila dans l'embrasure, m'aveuglant. Je protège mes yeux de cette source lumineuse beaucoup trop intense pour quelqu'un qui a passé plusieurs minutes -ou heure- dans le noir total. J'aperçois quand même mon bourreau, mais je ne peux le reconnaître ; mes yeux souffrent trop... Il me pousse au sol avec une force assez impressionnante avant de se mettre accroupi. Il relève ma tête et me force à le fixer malgré la lumière.

-Voyons Valentin, tu me connais, tu sais très bien de quoi je suis capable. Sois sage et il ne t'arrivera rien de désagréable.

Je connais cette voix. Je l'ai déjà entendu mais où ?

-Qu'est-ce que tu me veux ? Qui es tu ?! Lui lancé-je avec hargne

Il éclata d'un rire sonore, raisonnant dans toute la pièce.

-Ce que je veux ? Toi. Qui suis-je ? Tu le sais déjà. Maintenant tu vas rester tranquille un petit moment.
-Réponds m....

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase. Je sens une vive douleur sur mon bras puis mon corps décide de ne plus répondre à mes signaux. Il venait de me piquer pour m'endormir...
Je ne sais pas combien de temps je dors mais la seule certitude que j'ai, c'est que le réveil est tout aussi désagréable que le premier. Je suis vaseux, j'ai la bouche pâteuse et mes yeux sont bandés. J'essaie d'enlever le cache mais de nouvelles menottes m'en empêchent. En plus de mes mains, mes pieds aussi sont attachés. Je suis assis sur une chaise dans une pièce plus lumineuse que la première.  J'ai dû monté d'un étage, voilà qui va faciliter mon évasion. Avant même de pouvoir penser à autre chose, j'entends quelqu'un entré. Il siffle joyeusement une douce mélodie que je connais bien, voir même un peu trop... Il s'avance vers moi et se place dans mon dos. Je sens ses mains parcourir lentement mon torse et mes épaules tout en sifflant encore. Je me débats, ne voulant pas qu'un malade me touche. Il serra son emprise au niveau des épaules, me faisant horriblement mal.

-Ne te débats pas mon lapin, ça ne sert à rien... me murmure-t-il avec une voix suave à l'oreille.

Encore une fois j'ai l'impression de déjà avoir vécu cette situation... Et puis se rajoute l'odeur, son odeur. C'est un parfum que je reconnais également mais qui sent comme ça ?! Je n'arrive pas à m'en souvenir, l'esprit encore brouillé par l’anesthésie. J'arrive quand même à articuler quelque chose.

-Pourquoi moi ? Que voulez vous de moi ?

Il prend son temps pour répondre, je sens qu'il jubile au fond de lui mais ce n'est pas grave.

-Pourquoi toi... hein ? Il me semblait te l'avoir dit dans la note que je t'ai laissé. Tu te demandes encore qui je suis, n'est-ce pas ?

Je ne réponds rien, je n'en ai pas le courage. D'ailleurs cette réaction l'agace. Il frappe un grand coup sur la chaise, me faisant sursauter. Il se met alors à hurler comme un sourd.

-Valentin ! Je t'ai connu plus perspicace que ça ! Qui suis-je ?! Réponds !
-Je... Je... Je ne sais pas...
-Tu ne sais pas ?! Comment as tu pus m'oublier ? Comment oses-tu ?!

De toute évidence j'ai déclenché sa colère, ce qui n'augure rien de bon. Peut-être qu'il va commettre une erreur dans sa rage et je vais pouvoir en profiter... Il marmonne un petit moment des paroles inaudibles pour moi avant d'inspirer un grand coup, reprenant son calme.
J'entends ensuite plusieurs bruit de casseroles, poêles, couvert avant de recouvrir la vue. Il m'ôte le bandeau qui me cachait les yeux et le jette sur la table. Je vois alors devant moi une assiette rempli d'un bon steak cuisiné avec une petite poêlé de légumes cuit avec une noisette de beurre. C'est mon plat préféré... Comment sait il autant de chose sur moi ? Je n'ai pas le temps de me poser plus de questions que je me retrouve avec une sangle supplémentaire autour de mon cou. Il détache mes mains pour me laisser assez de mouvements. Il se place derrière moi, de telle sorte à ce que je ne le vois pas.

-Mange.
-Je n'ai pas très faim...
-Ne m'oblige pas à te faire manger Valentin

Je ne réponds rien, préférant attendre de voir de quoi est il capable. Je vois ses mains passer sur le côté, se dirigeant vers les couverts. Encore une fois la forme de ces dernières me dit quelques chose mais quoi.... Il coupa la viande et me tends un morceau vers ma bouche. Je la garde bien fermée, ayant peur qu'il est empoisonné la nourriture. Il s’énerve et me donne une grand coup dans les côtes, me faisant pousser un cri. Il en profita pour fourrer sa fourchette dans ma gorge et me força à mastiquer en me serrant la mâchoire. Constatant que tout résistance est futile, je me laisse faire, finissant toute mon assiette.
-Je préfère ça... Tu veux savoir qui je suis ? Je vais te le dire. Ou plutôt te montrer.

Comment ça, il veut se montrer ? Après tout ce cinéma, il va me dire qui il est ? Il part vers l'autre bout de la table et s'installe face à moi. Son visage est caché par une cagoule, laissant juste entrevoir des yeux bleus que je connais, ce regard je ne pourrai jamais l'oublier. Ces vêtements, ce sont les mêmes que celui qui semblait louche dans le bus.... Tout finit par se mettre en place dans ma tête, le regard, la voix, la carrure, son odeur, le fait qu'il connaisse beaucoup de chose sur moi... Je murmure dans un souffle.

-Amaury....

Il applaudit lentement avec une certaine ironie. Il enlève sa cagoule et laisse entrevoir son visage. C'était bien lui, son sourire ravageur, ses cheveux châtains mi-long et son regard de malade mental.

-Tu en as mis tu temps à comprendre... Je te l'avais pourtant dit à plusieurs reprise, tu seras miens avec ou sans ton consentement. Maintenant que les retrouvailles sont faites, passons aux choses sérieuses.

Il se lève brusquement et s'approche rapidement. Il me saute dessus et m'embrasse sauvagement tout en me frottant l'entre-jambe. J'essaie de me débattre mais mes mains s'étaient retrouvés de nouveau attaché par je ne sais quel miracle. L'environnement s'assombrit d'un seul coup et les murs se mirent à fondre comme de la cire. Je ne comprends rien de ce qu'il se passe, mon rythme cardiaque accélèrent, faisant taper mon sang dans les tempes. Alors qu'il s'apprête à retirer mon boxer, j'entends une sonnerie, une sonnerie qui bip à ne plus en finir.....

Je me réveille en sursaut dans mon lit, en sueur, la respiration saccadée. Je regarde avec frénésie autour de moi et constate que je suis bien chez moi. Seul. La sonnerie se fit de nouveau entendre, me faisant encore sursauter. C'était mon téléphone qui sonne, l'alarme qui me sert de réveil pour être plus précis. Je l'éteins et prends un moment pour retrouver mon calme. Je regarde l'heure, il est 11h du matin.

-Un rêve ? Pourquoi aurai-je rêvé de lui maintenant ?

Je me souviens alors de l'étrange jeune homme dans le bus qui me semblait suspect. Mon cerveau a peut-être fait remonter de vieux souvenir après l'avoir vu. Mélangé à la fatigue, ça a donné un cauchemars des plus affreux. Je prends une douche pour me réveillé comme il le faut. J'appelle ensuite ma mère pour m'excuser de ne pas l'avoir prévenu pour hier puis je pars travailler.
Dans le bus, je vois encore cet homme. Cette fois ci, pour en avoir le cœur net, je n'en approche et l'interpelle.

-Excusez moi....
-Oui ?

Il relève la tête et c'est quelqu'un de tout a fait différent qui se présente à moi. Je soupire de soulagement avant de lui demander poliment l'heure pour ne pas l'avoir dérangé pour rien.
J'arrive en fin de compte au restaurant, passe dans les vestiaires et me change. Au final tout ça n'était qu'un mauvais rêve... Je pointe et prends mon poste jusqu'à ce qu'une manager vienne me chercher pour me demander quelque chose.

-Est-ce que ça te dérange de former un nouveau ce midi ?
-Je ne suis plus à ça prêt je pense, répondis-je avec dépit.

Elle sourit avant d'aller chercher le petit nouveau. Elle m'attrapa au vol alors que je portes mes sandwichs pour me le présenter. Je tourne la tête avec un petit sourire pour faire bonne impression. Ce sourire fut de courte durée. Je lâche tout ce que j'ai dans les mains avant de le pointer du doigt et de hurler devant tout le monde.

-Toi ?! Fiche le camp, je ne veux pas te voir !!!
-Bonjour Valentin, me répondit simplement Amaury....

(Je pourrais écrire plus mais je vais m'arrêter ici ^^)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://empire-du-chaos.forumactif.org
 
L'enlèvement (Event n°1, Texte 5)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un texte admirable
» Texte qui parle d'un scandale autour du colloque de Montreal VRAI OU FAUX!!!
» Haiti-Séisme, un texte touchant et inspirant de Sasaye
» event coupe du monde la semaine prochaine
» [Texte] La pluie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'empire du Chaos :: Taverne :: Textes des Events-
Sauter vers: