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L'empire du Chaos

Bienvenu dans L'empire du Chaos, un forum RP ou le monde magique et médiéval s'affronte ou s'unisse
 

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 L'oubli... [Event n°1, texte 3]

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Localisation : A la Capitale du Royaume des Sages
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MessageSujet: L'oubli... [Event n°1, texte 3]   Sam 2 Avr - 11:23
Même si mes heures de cours viennent de se terminer, je retourne de nouveau au lycée pour un conseil de classe… Non, je ne suis pas un étudiant, mais bien un professeur. D’ailleurs, cela doit bien faire… Oui, bien 10 ans au minimum que j’ai commencer à faire apprendre à des jeunes la biologie. Enfin, on ne dit plus vraiment ça. Ni sciences naturelles. La véritable appellation est Science de la Vie et de la Terre. Et généralement, c’est bien l’étude de la Terre qui ennuie mes élèves… Il faut croire que c’est beaucoup moins intéressant que le reste du programme…
 
            La nuit est déjà avancée, la lune éclaire faiblement les rues, tandis que la principale source de lumière est assurée par l’éclairage public. On dit que cela masque la luminosité de certaines étoiles… C’est bien dommage. Cependant, c’est sans doute le prix à payer pour pouvoir bien voir malgré la nuit. Il nous reste encore une classe complète à faire. Plusieurs de mes collègues baillent, indiquant très clairement leur envie de retourner auprès des leurs. Pourtant, nous avons un travail à finir. Après, ce n’est pas vraiment un conseil important, ce n’est pas encore maintenant que nous déterminons si tel ou tel étudiant est apte à passer au niveau supérieur, ou si nous le pensons capable de réussir dans sa future orientation.
 
            Une bonne passa et nous avons enfin fini. Nous nous saluons poliment, nous donnant rende-vous pour le lendemain, à la salle des professeur devant un bon café, ou thé. De plus, demain est une veille de Vacances. Les élèves risquent d’être intenable, attendant tous la sonnerie pour pouvoir enfin se sentir « libre », pour pouvoir jouer à leur jeux vidéo sur leur NES ou Master System, tout le week-end repoussant jusqu’à la fin leur devoir… Et après ils vont venir nous voir en disant qu’ils ont oublié de les faire. On connaît la musique maintenant ! Après tout, nous aussi avons été étudiant avant eux…
 
            Je quitte les lieux, ma mallette à la main et je rejoins ma petite voiture. Une petite 2 Chevaux. Bon ce n’est pas vraiment à la pointe de la technologie, d’autres de mes collègues ont des véhicules de 5 Chevaux. Mais pour moi, elle me suffit amplement. Et puis… Je ne suis pas vraiment technophile… J’ai déjà du mal à utiliser ce qu’ils appellent les ordinateurs… Je préfère un crayon et une feuille pour prendre mes notes… Très franchement, je doute que ces machines nous soit d’une quelconque utilité dans le future… Enfin je diverge ! Je monte dans ma petite automobile, direction mon chez moi !
 
           D’après l’heure, enfin je l’espère, mes enfants doivent déjà être au lit. Alice et Mathieu… Ce sont deux trésors… Heureusement, Elise, ma femme peut se permettre de ne pas travailler pour s’occuper des enfants, ma paie nous permettant de subvenir à nos besoins. Elle se vouait à devenir bibliothécaire, cependant la naissance des petits nous a fait changer nos plans d’avenir. Après une bonne dizaine de minutes de conduite, j’arrive enfin devant notre petit pavillon. Je me gare donc dans l’allé, sors de ma voiture et m’en vais jusqu’à ma maison. Je verrouille la porte derrière et vais directement dans le salon où ma femme m’attend patiemment, brodant quelque paysage bucolique. Je l’embrasse tendrement, lui racontant la fin de ma journée. Tandis qu’elle part se changer, je me dirige vers la chambre de mes enfants. Ils sont déjà endormis… Je prends soin de ne pas faire de bruit, les embrasse avec délicatesse sur le front.
 
            Je me change à mon tour, enfilant un habit plus approprié pour le sommeil, et rejoint la chambre conjugale où se trouve déjà Elise. Elle est dans le lit, lisant un magazine qu’elle affectionne particulièrement. Je la rejoins sous les draps. Nous échangeons quelques paroles, sur des sujets tout à fait banals : les résultats scolaire de nos enfants, la liste de courses à faire, le repas de ce week-end avec des amis, et même notre visite chez ses parents. En même temps, je lis un de mes livre : « Le portrait de Dorian Gray ». J’avoue, je l’ai déjà lu de nombreuses fois, mais cela ne m’empêche pas de le relire de nouveau. Après plusieurs minutes, nous décidons d’éteindre la lumière. Je mets des bouchons d’oreille et je me retourne alors, ferme les yeux et plonge dans un lourd sommeil que je veux réparateur…
 
[…]
 
            J’ouvre maintenant les yeux, et remarque que je suis dans ce que je pensais être le noir le plus total. J’ai du me réveiller pendant la nuit... Je me retourne, passant ainsi mon bras sur mon épouse, voulant ainsi humer son parfum. Cependant, en faisant cela, mon avant bras heurte brusquement une barre de métal. Une vive douleur m’étreint alors, et je me redresse vivement. Que se passait-il ? Pourquoi y avait-il ça dans mon lit ?! Je remarque alors à coté de moi une table de nuit avec une lampe allumée, illuminant un petit message. Ces meubles me sont complètement inconnu… Où suis-je ?
 
            Tandis que je me pose cette question, je sens que quelque chose me gêne dans mon bras, je le tend, et regard de plus près avec la faible source de lumière. Je remarque alors d’une aiguille y ait planté, relié à une poche contenant un liquide transparent. Je suis dans… Un hôpital ? Mais qu’est-ce que je fait ici ? Je ne suis pourtant pas blessé et je n’ai pas eut d’accident hier… Je suis rentré comme d’habitude, après ma réunion… J’ai même discuté avec ma femme… Alors pourquoi suis-je ici… J’ôte mes bouchons d’oreille et plusieurs « Bip » aigus m’assaillent. Mes doutes semblent se confirmer…
 
            Mon regard commence à bien s’habituer à l’obscurité lorsque que quelqu’un toque à la porte, je n’ai même pas le temps de répondre quelque chose que quelqu’un entre, et allume la lumière. Je ferme rapidement les yeux, sous l’effet de la brûlure provoquée par ce soudain éclat… J’entends alors une voix féminine, semblant de bonne humeur s’adresser directement à moi :
 
- Dites donc M. Anil, vous êtes bien matinal !
 
            Je reste muet, ne sachant quoi lui répondre… Déjà, comment se fait-elle qu’elle entre ainsi ? Cependant, je pense qu’il y a des questions plus urgentes à régler… Elle semblait me connaître, connaissant mon nom… Je me sens complètement perdu en ces lieux inconnus, sans la présence de mes proches. Et le bruit de ces « Bib » n’arrange rien à tout ça… J’ouvre à nouveau les yeux et je les pose sur la femme. Elle portait une tenue blanche et avait ses cheveux brun noué en une queue de chevale… Serait-ce une infirmière ?
 
- Qui êtes vous ? Où sommes-nous ? Cela fait combien de temps que je suis ici ?
 
            En m’entendant, elle m’adresse un regard désolé, comme si elle avait pitié de moi… Qu’avait-elle ? Elle reprend la parole, cette fois d’une voix plus douce.
 
- Vous ne vous souvenez de rien ? N’ayez pas peur, vous êtes dans l’hôpital de Sainte Rita…
- Que m’est-il arrivé ? Ma famille va bien ?
- Ne vous inquiétez pas, vos proches se portent à merveille. Ils viendront sans doute vous voir aujourd’hui.
- Comment suis-je arrivé ici ?
- … Je ne peux vous le dire, seul le médecin peut vous renseigner sur cela.
- Vous ne pouvez pas ?! Vous préférez me laisser dans l’ignorance ?
- Je… Je suis désolée…
 
            En voyant sa détresse, je décide de me taire pour ne pas l’accabler d’avantage… Je sais qu’elle connaît la raison de ma présence ici… Mais si elle ne veux me le dire, je ne point l’en obliger… Sans dire un mot de plus, elle s’approche de mon lit, et elle me prend la tension, la température, et écoute en même temps mon cœur et ôte mon cathéter. Des vérifications « de routine » selon ses propres paroles. J’en profite alors pour regarder autour de moi, et examiner la chambre dans laquelle je suis. Il s’agit d’une chambre d’hôpital simple, principalement blanche. Il y a une vieille commode en formica dans le coin droit. A ma gauche, se trouve la petite table basse avec la lampe et le mot. De l’autre coté, trône un fauteuil rembourré, ainsi que deux chaises simples, sans doute pour les visiteurs. J’observe alors mon lit, et remarque qu’il était simple, avec les barrières de chaque coté relevées… La décoration est pour le moins austère, malgré la présence d’une orchidée, qui tente d’égayer l’endroit… Ma fleur préféré…
 
            Après un moment, l’infirmière tourne les talons, et quitte la pièce, en me lançant mornement un « Bonne journée »… De nouveau seul, je prends encore quelques minutes pour tenter de rassembler mes idées… Malgré mes efforts, elles restent toujours floues, ne m’aidant en rien pour savoir ce que je fais ici. Le seul petit espoir qu’il me restait était la feuille de papier… Peut-être y avait-il quelque chose qui pourrait m’aider ? Je la prend alors, et constate qu’elle est abîmée, déchirée, comme si elle avait déjà servit de nombreuse fois, la déplie et pose mon regard sur les mots. Il s’agit d’une écriture qui semble illisible à première vue. Elle semble avoir été écrit avec empressement, tout en conservant une taille de patte de mouche :
 
« M. Anil, je vous prie de bien venir dans mon bureau sur les coup de 9h. Je vais m’entretenir personnellement avec vous pour vous expliquer la raison de votre présence en ces lieux.
Dr. Hydia »
 
            Je regarde vivement l’horloge sur le mur… Il est déjà huit heure et quinze minutes… Le temps de me préparer, et ce sera déjà le moment du rendez-vous avec ce docteur… Je descend de mon lit, et me dirige vers l’armoire pour prendre des vêtements plus appropriés. Car pour le moment, je suis toujours dans cette blouse blanc et bleu, qui en montre plus que ce qu’elle en cache, vu qu’elle est fendu de haut en bas dans le dos, en plus de ne pas être excessivement longue. J’opte pour un pantalon marron, une chemise beige foncé, une cravate noire et un petit pull sans manche rouge. Heureusement que quelqu’un ma apporté des habits. J’ai de la chance.
 
            Enfin apprêté, je quitte ma chambre, pour enfin essayer de trouver le bureau de ce médecin Hydia… Dans le pire des cas, je demanderai à une infirmière, mais si je peux éviter de les embêter, je pense que cela ne sera pas de refus. Je referme la porte derrière moi, et remarque que le couloir continue tant à droite qu’à gauche. Je tourne la tête, et ne voit personne du service hospitalier, uniquement un vieil homme, le dos voûté, qui semblait lui aussi être un patient. Nos regards croisent, et y décèle une certaine lueur de confusion. Je lui adresse un petit signe de salut, qu’il me rend gentiment en souriant. Je ne lui prête pas plus attention, ne pouvant pas l’aider, étant moi-même perdu… Je part sur la droite, tandis que lui va de l’autre coté.
 
            Je traverse ainsi plusieurs couloirs, suivant les petits panonceaux indiquant le bureau de cet homme. En chemin je croise enfin du monde. Mais tout me paraissait bien étrange. Les infirmières tapotaient sur des drôles d’ordinateurs… Ils avaient un écran, et un clavier, mais pas de tour centrale… Comment cela pouvait-il bien marcher ? Je passe alors devant l’accueil, où la réceptionniste est trop occupée à être sur ce qu’il semblait être son téléphone… sans clavier… Cet endroit est vraiment étrange ! C’est à n’y rien piper… Devant tout ça, mon esprit s’embrouille d’avantage… Je comprend de moins en moins ce monde, qui est pourtant le miens…
 
            J’arrive enfin devant le bureau du docteur ! Ce n’est pas trop tôt ! Mais au moins, j’ai réussi à trouver sans demander d’aide. La porte est fermée, et on peut y entendre des voix derrières. L’une est féminine et l’autre masculine. Je prendre place sur l’une des chaise à coté, délimitant la salle d’attente. Je dois être en avance d’une dizaine de minutes environ. Ca ne devrait pas durer trop longtemps. Je ne suis pas du genre curieux, et donc je ne tente pas de comprendre la conversation. Après tout, chacun à le droit à son intimité…
 
            Tandis que j’attends tranquillement, j’observe les lieux, ainsi que les personnes présentes et passantes. Je ne remarque rien de particulier, jusqu’à ce que je pose mon regard sur un jeune homme en tenue civile. Il était étrangement habillé, mais après tout, c’est un jeune. Son visage m’est étrangement familier… Soudain, il me regarde, et me fait un signe de la main avant de s’approcher de moi. Je lui rend son salue, et l’attend où je suis. Il était plutôt grand, en tout cas un peu plus que moi, avait les yeux vert, et des cheveux châtain court. Il s’assoie à mes cotés et prend la parole :
 
- Bonjour ! Comment vas-tu ?
- Je vais plutôt bien et vous jeune homme ?
- Tu me reconnais ? *ajouta t-il avec une lueur d’excitation dans les yeux*
- Hum… Je sais que je vous connais… Votre visage m’est familier, il est vrai… Seriez vous un de mes ancien élèves par le plus grand des hasards ?
 
            A ma réponse, son visage se figea dans une expression peinée et désespérée. Pourtant, il reprend peu de temps après un faible sourire, le regard toujours triste avant de reprendre la parole :
 
- On peut dire ça, oui…
- Que devenez vous alors ?
- Je suis devenu enseignant… En biologie.
-Vraiment ? C’est formidable ? Aurais-je été un si bon professeur que ça pour que vous deveniez un enseignant ?
- Oui, c’est vrai… Mais c’est surtout parce que tu es mon –
 
            Il n’eut le temps de finir sa phrase que la porte du cabinet s’ouvrit. Un homme a la chevelure blonde nouée en une sorte de petit chignon en sort. Il porte une paire de lunette rectangulaire, tandis que sa blouse blanche est ouverte, un stéthoscope posé sur les épaules. Il arbore un sourire serein, qui m’inspire tout de suite confiance :
 
- Vous êtes déjà là ? Parfais, entrez je vous prie…
 
            Dans un même élan, le jeune homme, dont je ne me souvenais plus du prénom et moi-même, nous levâmes. Je ne comprend pas pourquoi il m’accompagne dans la pièce, mais je ne prend pas la peine de faire une objection. S’il le fait, et si le docteur le laisse faire, c’est qu’il doit y avoir une raison… En entrant, je vois la femme que j’avais entendue précédemment. Il s’agissait d’une femme plutôt âgée dans la soixante a peu près… Il me semblait elle aussi la connaître, mais je n’arrive pas à me rappeler d’où… Ca ne doit pas être une de mes anciennes élèves je pense.
 
- Asseyez vous M. Anil, je vais vous parlez. *me dit le Docteur Hydia*
 
            Je fit selon ses paroles et m’installa en face de lui. A ma droite se tenait la vieille dame, et à ma gauche se tenait le jeune homme…
 
- Dites-moi maintenant, de quoi vous souvenez vous ?
- Eh bien… Je sais qu’hier je suis rentré tard, car j’avais un conseil de classe à terminer avec mes collègues. Après je suis arrivé normalement chez moi, et je suis allé me coucher en compagnie d’Elise, ma femme…
 
            Tandis que je parlais, il prenait des notes sur son petit calepin… De chaque coté, mes « accompagnateurs » me jetais des regards tristes, emplis de pitié…
 
- D’accord, vous ne vous ne souvenez de rien d’autre ?
- Non, mes autres souvenirs c’est que je me suis réveillé dans votre hôpital. Personne n’a pu me dire pourquoi j’étais ici… Pouvez-vous me le dire à présent ? Je dois vite me remettre sur pied pour pouvoir retourner vers ma famille, faire cours à mes élèves. Je suis le seul à travailler, si je ne gagne rien ma femme rien de se retrouver dans une fâcheuse position avec mes deux enfant…
-… Très bien, je vais vous en faire part, tout vous expliquer. Mais avant, je tiens à vous dire que la vérité risque de vous paraître… Bizarre… Il est probable que vous n’y croyez pas du tout au début…
 
            Je ne réponds rien, ne sachant comment répondre… La femme me prend la main et la sert, comme si nous étions intime… Pour une raison inconnue, je la laisse faire, trouvant son contact apaisant.
 
- Est-ce que vous les reconnaissez ? … Il s’agit d’Elise et de Mathieu, une partie de votre famille…
 
            De quoi ?! Je passe mon regard alternativement sur ses deux personnes prétendant m’être lié… C’est impossible ! Ils ne sont pas si âgés que cela ! Hier encore Elise avait 40 ans et Mathieu 8 ans… Et maintenant on dirait qu’ils ont respectivement 70 et 40 ans environ ! Je m’apprête à dire quelque chose, une protestation, mais le médecin reprend la parole avant moi :
 
- A votre air surpris, je peux en conclure que vous ne me croyez pas… Ce qui est normal… En vérité, ce que vous appelé « hier » est en vérité un jour il y à 35 ans… En effet, vous êtes bien rentrée sain et sauf chez vous, ce soir, après avoir fini votre journée au lycée. Comme vous l’avez dit, vous vous êtes couché. Cependant, dans la nuit, et ce malgré votre jeune âge à l’époque, vous avez fait un AVC, un accident vasculaire cérébrale. Un caillot de sang et venu boucher un vaisseau sanguin se trouvant dans votre cerveau. On vous a emmené ici, et on a réussi à vous sauver la vie… Cependant, ce ne fut pas sans conséquence malheureusement… En effet, la partie gérant l’assimilation de nouveaux souvenirs a été gravement touché… Généralement, après une nuit de sommeil, vous oubliez tout ce qu’il s’est passé dans la journée et revenez là où votre mémoire s’est arrêté, il y a 35 ans…
- Je… Je ne comprends pas…
- Vous avez peur de comprendre plutôt…
- Vous voulez dire que 35 ans se sont déroulés… Et que je n’en aie pas le moindre souvenir ?
- C’est bien cela, vous les avez passé ici… Chaque jour, nous nous rencontrons, avec votre famille pour vous parler de tout ça…
- C’est impossible... Impossible.
- Raphael, mon amour…
 
            A cet appel, je me retourne vers la vieille femme… Elle connaît mon prénom ? Je la regard, confus… Ses traits du visage ressemble à ceux de ma femme il est vrai, mais… Je n’arrive pas à croire cela ! 35 ans ne peuvent de dérouler ainsi sans qu’il n’en reste une trace dans mes souvenirs ! Alors, elle me tend un petit miroir… Je le lui prend des mains, et m’y contemple… La surprise manque de le faire m’échapper des mains… La personne que je vois, je le reconnais, il s’agissait de l’homme âge que j’ai croisé en sortant de ma chambre… Mais… En réalité, il s’agissait… de moi ? Je passe mes doigts sur ce nouveau visage, ridé, asséché… Il me semble si inconnu… Pourtant il s’agit bien du mien… Mes cheveux devenus blanc, sont éparpillés sur mon crâne…

            Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal… Cette nouvelle, savoir que plus de 30 ans viennent de passé en 5 cinq minutes pour moi ? Ou le fait que je vais devoir revivre tout ça demain ? Oubliant de nouveau le visage de ma femme, et de mon fils ? Les faisant souffrir de nouveau ? Je tente d’encré un maximum ce que je viens de vivre dans mes souvenirs, même si c’est en vain…


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