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L'empire du Chaos

Bienvenu dans L'empire du Chaos, un forum RP ou le monde magique et médiéval s'affronte ou s'unisse
 

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 Ta plus grande fan... [Texte évent n°1]

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MessageSujet: Ta plus grande fan... [Texte évent n°1]   Ven 1 Avr - 14:51
Encore une sacrée journée qui se termine ! Elle me semble sans fin ! Je me nomme Kana Higano, mais le monde me connaît d’avantage sous mon nom de scène : Asmodée. Mon dernier album est un succès total et j’enchaîne les concerts pour satisfaire mes fans. C’est un rythme éprouvant, mais franchement, quelle vie de rêve ! Je chante devant des milliers de personnes, je gagne des tonnes de fric, je dors dans les hôtels les plus luxueux de chaque pays, et une horde de fans folle de moi m’attend lorsque je sors, prête à faire tout ce que je peux demander. Je connais très peu de métier qui offre ces possibilités. Dans tous les cas, je quitte le lieu du spectacle, après m’être changé, par la sortie des artistes.
 
Une nouvelle fois, plusieurs dizaines de groupies m’attendent, appareil photo à la main, feuille et crayon dégainé. Bien sûr, je m’arrête un moment, et profite de ce petit bain de foule. Je signe des autographes, et pas que sur des carnets, vous pouvez me croire, je me laisse prendre en photo, etc… Je ne leur refuse jamais ça… Après, elles me le rendent bien. Aucune ne refuse de me tenir compagnie lors de mes longues nuits de solitude… Cependant, pas ce soir… Je suis vraiment fatigué. Je fais le tour de mes fans, et reçoit en même temps divers cadeau. Nounours, gâteaux, bijoux, objet fait-main… Plein de babioles quoi ! Pourtant à ma plus grande surprise, l’une d’entre elle m’offre une bouteille d’alcool. Du rhum, mon préféré ! Et pas de la merde en plus ! Pour la remercier comme il se doit, et comme elle est plutôt mignonne, je l’embrasse directement sur la bouche. C’est juste un smack, c’est vrai, mais elle semble aux anges. Bon, ce n’est pas tout ça, mais je tombe de sommeil ! Je ne le laisse pas voir, juste après ce petit baiser à la brunette, je prends la direction de ma limousine, qui m’attend à quelques mètres. Je lance des signes de main à la troupe, tandis que mon chauffeur ouvre la portière. Je pénètre dans le véhicule, referme la porte et je me laisse conduire jusqu’à mon hôtel, somnolant à moitié, en lorgnant la flasque offerte.
 
Après quelques minutes de route, nous voici arrivé. Sans porter grande attention à ce qui nous entoure je fonce dans l’édifice, sans regarder les photographes présents. Leurs flashs m’aveuglent à moitié, mais je continue d’avancer. Finalement dans le hall, un réceptionniste me donne les clés de ma chambre. Sans le remercier, je les lui prend des mains, et utilise l’ascenseur. Je m’adosse à un mur tandis que la boite de métal monte… Tout était décoré avec goût, c’est vrai, mais j’ai vu mieux… La ville précédente, elle, savait accueillir ! Tu avais toujours des petits bonbons offerts dans ta chambre, contrairement à ici. Faudra que j’y retourne d’ailleurs… Enfin arrivé au bon étage, je sors , me dirige vers la porte de mes appartements, l’ouvre et m’y engouffre. Le silence règne dans la pièce, tandis que j’allume la lumière. La suite était composé de plusieurs pièces, la chambre, à ma droite, une immense salle de bain, avec une baignoire en marbre sur ma gauche et devant moi s’offrait un salon, composé de fauteuils, canapé et aussi un mini frigo accolé à un bar. C’était parfait ! Bouteille à la main, je me dirige vers ce meuble. Je prend un verre et me serre une grande lampé de cette exquise liqueur. Je prend la coupe à la main, et me dirige vers la fenêtre. J’observe pendant un moment la ville s’étendant sous mes pieds, posant un regard méprisant sur les embouteillages. Au moins, l’enseigne avait un avantage, l’isolation phonique. Je n’entendais rien de ce qu’il se passait dehors. Je bu une première gorgée. Je ressens alors la douce brûlure de l’alcool, tandis qu’il descend le long de ma gorge. Que j’aime cette sensation ! Cependant, ce liquide à un goût un peu amer… Je ne l’aurai jamais pensé venant d’une telle marque… Comme quoi…
 
La fatigue pèse de plus en plus sur mes épaules, et je décide d’aller me coucher. Je pose mon verre, et m’allume une clope, tandis que je dirige vers ma commode. Je prend juste un pantalon ample et léger, m’en habille, restant ainsi torse nu et je me glisse sous les draps, froid, malheureusement… Je mis que peu de temps à m’endormir, plongeant dans un sommeil lourd et sans rêve…

...
 
J’ouvre de nouveau les yeux, avec un mal au dos et aux cervicales… Le matelas n’est vraiment pas bon ! Je m’en plaindrai au directeur ! Je me tourne sur le coté et remarque une lampe, allumé sur une petit table, accolée au lit, éclairant un mot manuscrit. Je ne me souviens pas avoir laissé la lumière allumée pourtant… Sans doute qu’un concierge ou une femme de ménage est venu ici pour déposer ce bout de papier. C’était étrange, mais pourquoi pas… Je tends mon bras le plus proche pour attraper la feuille, jusqu’à ce que je me sente restreint, un bracelet métallique au poignet. Dans la faible clarté, je remarque une paire de menotte me reliant au lit. Un large sourire apparaît sur mon visage. On dirait bien que la nuit ne fut pas aussi calme que je ne le pensais à la base… J’espère juste que je n’ai pas choisi un thon pour me tenir compagnie. Je dois me respecter un minimum… On verra bien quand elle reviendra.
 
Du coup, j’utilise mon autre bras pour attraper ce fichu bout de papier. En bougeant, je sens que mon corps semble lourd, comme difficile à bouger, tandis que ma gorge est en feu, et qu’un mal de crâne survient. Je ne me souviens pas avoir tant bu pourtant… Je me tourne de manière à éclairé le mot avec la faible luminosité offerte par la lampe, et y lit ces quelques phrases rédigé à la main, d’une écriture pressée, mais néanmoins propre :
 
« Bonjour mon chéri ! Si tu lis ces quelques mots, c’est que je ne suis pas encore revenu vers toi, cela veut aussi dire que tu t’es levé tôt ! Je suis parti te chercher tes cigarettes préférées. Je les aie perdu lorsque je t’ai emmené ici, j’espère que tu n’en veux pas ! Je me languis de toi, je me dépêche promis ! »
 
Whooo… Que dire… Déjà, elle a perdu mes clopes ?! C’est pas possible bon sang ! Je suis encore tombé sur quoi moi ! Mais… « Lorsque je t’ai emmené ici » ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Où suis-je ? Ca expliquerait pourquoi j’ai mal du dos… Ce matelas n’est pas celui de mon hôtel… Dans quoi je suis encore tombé. Voulant en savoir plus, je tire sur mon lien, mais en vain. La chaîne est résistante. Tout ce que réussi à faire c’est de m’entailler le poignet. Bravo… Tout ce qui me reste à faire est donc d’attendre ici, à moitié dans le noir, à patienter le retour d’une femme, si s’en est une, qui m’a amené dans ce lieu inconnu… Ca ressemble à une bonne blague… Ou à un enterrement de vie de garçon… Mais je ne me marie pas… Et ce n’est pas non plus bientôt mon anniversaire, et ce n'est pas non un poisson d'avril…
 
Soudain j’entends une suite de bruits. Les premiers ont une résonance informatique, puis les suivants sont métalliques. « Clic »… « Clac »… « Bang ! » Suivis finalement pas un raclement métallique, comme si on poussait une lourde… Une lourde étagère ? Peu de temps après, j’entends des bruit de pas, ainsi que le claquement distinctif de chaussure à talon sur un sol dur. Ainsi, c’est bien une femme… Ou alors un travelot… Ca ne résolvait rien du tout… Finalement, une lumière blanche du plafond s’allume, illuminant toute la pièce dans laquelle je me trouve. Immédiatement, je cache mes yeux avec mon bras de libre, laissant à mes yeux le temps de s’accoutumé à cette nouvelle luminosité.
 
Je remarque enfin où je suis. Enfin, où précisément, ça j’en sais strictement rien… Je me trouve sur un lit de mauvaise facture, dans une grande pièce, semblant faite de béton. Les murs, le sol et le plafond sont d’un gris crasseux. Pour seul meuble, le lit double, la table et la petite lampe. A ma droite, se tenait une porte en bois, sans rien de particulier. Chose étonnante, il n’y avait aucune fenêtre... Je ne sais pas si c’est la nouvelle mode d’avoir un intérieur si épuré… Alors, je pose mon regard sur la personne qui m’a sans doute amené ici. Il s’agissait d’une femme plutôt jolie à première vue. Elle avait des cheveux brun, mi-long et ondulé. Ses yeux étaient de la même couleur. Son visage me disait quelque chose… Elle avait une stature plutôt petite, et était habillé d’un pantalon en jeans noir, d’un T-shirt ou était inscrit : « On se moque de moi car je suis différente, moi, je me moque de vous car vous êtes tous les même… » Ca donnait tout de suite la couleur… Alors que je la regarde, je remarque qu’elle tient dans sa main droite un flingue, pointé vers le bas. Oh putin… Une folle, il ne  manquait plus que ça ! Elle prit enfin la parole, en chantant une mélodie, tapant du pied le rythme :
 
- ♫ Je serais ton rêve, oui ton rêve. Je serai ton rêve… Je t’enchaînerai, t’enfermerai. Tu ne pourras m’échapper. I=Incubus,  je suis là. Il est déjà trop tard, Je suis très proche de toi… ♫ Tu reconnais ?
 
Elle me prend pour un teubé ou quoi ? Bien sûr que je reconnais, il s’agit d’une de mes chansons. Elle pense que ce n’est pas moi qui chante ?
 
-Heureusement… L’un de mes meilleurs singles.
-Kya ! Finalement, contrairement à ce que les autres disent je chante plutôt bien !
 
Elle en tient une sacrée couche la gamine… Sans doute l’une de mes groupies les plus assidue… J’ai une tonne de questions à lui poser, de manière plus ou moins subtile, mais la présence d’une arme à feu dans sa main me convint d’utiliser toute la diplomatie dont je suis capable… Ce qui va être dur…
 
- Où suis-je ? Qui es-tu ?
- Tu ne vois pas qui je suis ? –dit-elle avec une moue renfrognée, vexée- Tu me déçois.
- Personne n’est parfait… Et donc ?
- Je suis allé à chacun de tes concerts ! J’ai tous tes CD’s, produits dérivés. TOUT !
- J’entends bien… Mais tu n’es sans doute pas la seule…
- Tu es peut-être pas comme je t’avais imaginé –dit-elle en pointant son arme sur moi-
- Whooo who ! On se calme !
 
Elle regarde alors son arme, la redescendant, l’air paniqué, presque au bord des larmes.
 
- Je… Je suis désolé ! Je ne voulais pas te faire peur !
- C’est bon, pas de soucis…
 
Génial, une bipolaire ! Pourquoi ça tombe sur moi ce genre de truc ! Je reprend mon calme, et m’adresse à elle le plus naturellement possible.
 
- Dis en plus sur toi…
- Hier, nous nous sommes vu… C’est moi qui vous ais offert la bouteille !
- Ah oui ! Je vois ! Tu as choisi à la perfection !
- Vraiment ! Tant mieux ! Je suis si contente ! –dit-elle, affichant un sourire sincère- Je suis fan de vous depuis vos touts débuts ! Mais… Je dois vous avouer quelque chose… L’alcool que je vous aie offert… Il n’était pas sain…
- Que veux-tu dire ? –lui dis-je en redoutant le pire-
- Je… Je vous aie drogué… C’était plus facile pour que vous me suivi…
-QUOI ?! –hurlais-je, furieux, la coupant dans sa phrase- Pourquoi tu as fait ça ?!
- Je savais que vous seriez en colère… J’aurais dû ne rien vous dire… Maintenant vous devez me détester…
 
Mais quelle timbrée ! Elle avait osé me droguer pour m’emmener dans ce lieu inconnu ! Une fois que je serais dehors, mes gardes du corps vont m’entendre ! Je ne les paie pas pour qu’ils se tournent les pouces ! Maintenant, l’inconnue avait une expression terrifiée et désolée sur son visage. Elle semble bien mal-à-l’aise… Soudain, elle regarde l’heure, puis se tourne vers moi. Elle cherche dans sa poche un objet et en ressort un paquet de clope ainsi qu’un briquet.
 
- J’aimerai que nous parlions tranquillement… Mais vu votre état, je pense que cela ne sera pas possible… Je vous laisse vos cigarettes, et je reviens quand vous serez plus en colère contre moi… Je suis encore désolé, mais c’était le seul moyen pour que vous soyez rien qu’à moi.
 
Je connais une autre méthode… Elle est plus plaisante, pour nous deux ! Mais non, Madame m’enlève et me séquestre, tout simplement pour que nous puissions parler… La logique parfois… La femme s’approche de la petite table, pose les objets qu'elle tenait, en prononçant ces paroles puis elle prend la porte en me laissant seul :
 
- Attend ! Reviens !
 
Malgré ma demande, elle sort de la pièce. Toute cette histoire ne m’avance en rien… Je suis toujours dans un lieu énigmatique, accroché à un lit avec une folle armée… J’ai connu mieux comme journée… Cependant, je suis bien obligé de l’écouter et de lui obéir si jamais je veux lui échapper… Je prends sur moi, et essais tant bien que mal de me calmer… De ma main de libre j’empoigne la boite contenant les cigarettes, et l’ouvre avec peu de soin. J’en prend une dans la bouche et utilise le briquet pour l’allumer. J’en aspire une grande bouffée, avant de laisser la fumée s’échapper. La nicotine m’aide un peu à m’apaiser. Mais… Elle a oublié le cendrier… Bah tant pis, c’est ses murs et sol qui prendront voilà ! Je fait quand même attention à ne pas laisser de la cendre tomber sur les drap, je ne compte pas mourir brûlé. Ni même mourir tout court.
 
Ma clope fini, je l’écrase par terre et m’en reprend une autre. Je sens que je vais en avoir besoin… Après, j’élève la voix, pour la faire venir. Dans les séries, ils disent qu’il faut avoir la confiance de son séquestreur, chose que je compte bien faire !
 
- Reviens ! Je veux te parler !
 
Derrière la porte, les bruit de pas se rapproche, et une petite voix féminine se fait alors entendre :
 
- Vous n’êtes plus fâché ?
- Non, rejoint moi… -Je marque une pause, avant d’ajouter après un soupir- S’il te plaît…
 
L’entrée s’ouvrit alors, laissant voir dans un premier temps que la tête de la jeune femme, méfiante et gênée :
 
-Vous allez bien ?
 
La première idée qui me vient à l’esprit est : « Absolument ! Je suis enfermé avec une psychopathe instable et armée ! C’est la joie ! » Mais je me ravise vite et lui dit simplement :
 
- Plutôt bien oui… Entre… Je ne vais pas te faire de mal.
- D’accord… Nous allons discuter ?
- Si c’est ce dont tu as envie, oui.
- Très bien, Asmodée…
- Appelle moi Kana… Et tutoies moi.
- Je peux vraiment vous appeler par votre prénom ? Vous n’aimez pas ça lorsque ça vient d’une inconnue…
- Mais tu n’es plus une inconnue pour moi… Et tutoies moi, je préfère… Alors, quel est ton nom ?
- Je m’appelle Yoshino Takigawa.
- C’est un joli prénom… Alors, dis moi pourquoi tu m’as amené ici…
 
Je me dégoûte moi-même avec cette fausse gentillesse… Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire… Finalement, Yoshino entre complètement dans la pièce, et referme la porte. Elle tient toujours son arme à la main, tandis qu’elle reste debout, face à moi. Je dois la lui faire lâcher prise…
 
- Tu dois sans doute l’avoir déjà entendu de nombreuse fois, mais… JE suis ta plus grande fan, MOI !
- Et donc ?
- Tu ne vois donc pas ? Je t’aie suivi durant toutes tes tournées ! Mais avec toutes ces nouvelle… Groupies –elle appuya ce mot avec un mine dégoutté- tu as oublié le principal !
 
Là, je suis complètement perdu… Je pense voir où elle veut en venir. Je me tais alors, l’encourageant par la même occasion à continuer.
 
- Je n’en reviens toujours pas que vous soyez là ! Rien que pour moi ! Ne me regarde pas ainsi, je vais rougir !
- C’est trop tard, tu es déjà comme une tomate.
 
Je m’autorise un peu d’humour… Je ne sais pas si c’est le meilleur moment mais bon, faut bien essayer de détendre l’atmosphère non ?
 
- Je suis vraiment gêné ! Vous êtes vraiment comme je vous imaginais ! Non… Même mieux !
- Tant mieux dans ce cas…
 
Alors que je dit ça, elle se rapproche de moi et pose sur ma personne un regard embrumé et fiévreux… Je connais le que trop bien. En d’autre occasion, j’aurai beaucoup aimé, mais là, un peu moins.
 
- Kana… J’ai rêvé de ce moment durant des années… Je… Tu es mon âme sœur ! Je ressens ce genre de chose ! Nous sommes liés d’une manière ou d’une autre ! Je t’aime ! Et… Je ne supporte pas de te voir en compagnie d’autres femmes ! Je veux que tu sois à moi, et rien qu’à moi ! Et… Si ce n’est pas possible, tu n’appartiendras à personne d’autre !
 
En ponctuant sa phrase, elle bougea son arme, me visant un court instant avant de la rabaisser… On ne me l’avait jamais fait celle-là… Je savais que je rendais folle les femmes… Mais pas aussi littéralement… Cependant, son message était clair. Soit je me mettais en couple avec elle, et jusqu’à ce que la mort nous sépare et tout le tsoin tsoin, soit elle me tue, pour pas que je puisse être avec quelqu’un d’autre… J’ai connu mieux comme alternative. Elle compte me faire devenir monogame ? Hors de question ! Mais mourir ici n’est pas une option non plus… Je vais devoir créer moi-même une autre conclusion. Ce n’est pas vraiment celle qui me va le mieux, mais je n’ai pas vraiment le choix… Je n’aime pas me salir les mains, mais c’est un cas de force majeur…
 
- Viens vers moi…
- Vraiment ? Je… Heu… -hésita t-elle, se demandant comment agir-
- Je veux te donner ma réponse… Et tu es en position de force, tu as une arme…
- Je n’aimerai pas l’utiliser contre toi…
- Tu n’en n’auras nullement besoin.
 
Lorsqu’elle entend cette phrase, ses yeux s’arrondissent, comme sous le coup de la surprise. Un peu comme si elle ne s’attendait pas à une telle réponse que ma part. Lentement elle s’approche de moi, et s’assoie sur le lit. Elle est encore éloignée de plusieurs centimètres… Je l’observe directement, plongeant mon regard dans le sien. Elle rougit de nouveau, n’osant bouger, tandis que je pose ma main de libre sur sa joue, mon autre poignet étant toujours attaché, lje rapproche mon visage du sien, et effleure ses lèvres des miennes. Ne voyant aucune résistance, ce qui m’arrangeait bien, je l’embrasse alors brisant outrageusement la barrière des lèvres… Après un moment, je me stop, et la regarde de nouveau :
 
- Voici ma réponse.
- Je… Comment puis-je être sûr que tu ne joues pas avec moi ?
- Libère mon autre main, et je te montrerai réellement.
- Tu m’aimes donc ?
- Tu es ma plus grande fan non ? Tu as cru en moi dés le début, et tu ne m’as jamais laissé tomber… Tu me connais parfaitement, alors laisses moi te découvrir à présent.
 
Mes paroles laissent transparaître suffisamment mes envies pour qu’elle me comprenne, mais si elle est vierge. Elle reste sur le moment immobile, puis elle cherche enfin quelque chose dans sa poche, ne lâchant pas son arme… Elle en sort une petite clé qu’elle me tend.
 
- La voici… Libère toi, tu seras plus à l’aise…
- Pour ce que je compte faire, en effet…
- Que vas-tu faire ?
- Te prouver tout l’amour que j’ai pour toi.
 
Sans lui laisser le temps de répondre, je défais les menottes, libérant mon poignet de leur entrave glacée. Je le frotte un peu, tentant de faire disparaître la douleur, puis je me retourne vers Yoshino. Je me rapproche d’elle et l’embrasse de nouveau, la faisant s’allonger doucement sur le lit. Elle tient toujours son arme à feu, mais ce n’est plus vraiment un problème… On peut dire que je l’ai sous ma coupe… Je me place au dessus d’elle, tout en continuant à l’embrasser langoureusement.
 
Elle semble maintenant se détendre, me faisant désormais totalement confiance. Elle relâche sa garde, se relaxant sous chacune des caresses que je lui prodigue. Très franchement, l’aperçut d’aller plus loin me traverse l’esprit et me plait bien, mais j’ai autre chose à faire que d’être avec un folle… Soudain, je donne un violent coup de revers de main sur l’arme à feu. Le coup la fit lâcher prise, et le pistolet part dans un coin de la pièce. Elle me regarde avec des yeux surpris et confus tandis que je passe mes mains autour de son cou… Et alors, je sers de toutes mes forces. Je la sens se débattre vainement sous moi, mais je ne faiblis pas et ressers d’avantage mon étreinte. Ses mains s’agrippent à mes bras, elle tente de dire quelque chose, mais les mots se perdent dans sa gorge. Alors son corps s’affaisse, flasque. Je me détends enfin, pourtant une chose me dérange… Sur son visage est gravé un sourire… Un sourire heureux. Elle est contente de rejoindre son créateure ou quoi ?!
 
Je me redresse, et descend du lit. Je n’aime pas me salir et les mains, mais je n’avais pas vraiment le choix… Un étrange sentiment parcourt mon corps en même temps qu’un frisson… Mais je ne pourrais l’identifier… Est-ce du dégoût ? De la peur ? On bien du plaisir ? Je ne saurais le dire... Pourtant, je viens de commettre un meurtre, mais cela semble me faire ni chaud ni froid… C’était de la légitime défense non ? Dans tous les cas je laisse le cadavre à sa place, laissant ses yeux vides fixer le plafond. Je ne prends le paquet de clope, en prend une et l’allume. Que ça fait du bien !
 
Je jette un dernier regard à l’autre tarée et quitte la pièce par la porte en bois. Un couloir éclairé par des ampoules nues… Quelle endroit délavé… Vivement que je quitte les lieux pour retrouver mon chez moi ! J’avance durant plusieurs mètres, et arrive enfin devant une grande porte en métal, verrouillé par un digicode. Ce dernier ce trouvait à coté de l’ouverture, et était composé comme un clavier d’ordinateur…
 
Mais qu’est-ce que c’était ce bordel ! Où suis-je pour qu’il y ait une telle protection ?! Mon sang ne fait qu’un tour, tandis que je m’affole à moitié… Comment je vais sortir de là moi ?! Soudain, je remarque un papier plié scotché au mur. Sur la face visible, il y a marqué « MDP » Mot de passe sans doute ? Quelle cruche en tout cas ! J’arbore un sourire victorieux, tandis que j’arrache la feuille et que je la déplie. En lisant les mots, mon sourire s’efface, et mon teint devient livide… Je comprend enfin pourquoi la tarée souriait…
 
« Cher Asmodée,
Si tu lis ces quelques lignes, c’est que tu as tenter de t’enfuir sans moi… Et sans doute qu’il m’ait arrivé un funeste destin, sinon tu ne serai pas là…
Ces portes sont fermées par un mot de passe, que je viens sans doute t’emporter dans ma tombe…
Commeje te le disais, si tu ne peux pas être mien, alors tu ne le seras à personne.
 
A très bientôt, en enfer ou au paradis…
 
Yoshino Takigawa, ta plus grande fan. »


Elle avait raison…


Le meilleur moyen de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder...
Mon AMV Smile:
 
Merci à Raytöku!
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